Selon les projections du modèle CliC:ME, plus de 400 millions de personnes migreront de manière permanente sous l’effet des aléas climatiques au cours de ce siècle, tandis qu’un nombre bien plus important restera dans les régions les plus exposées. À eux seuls, les chocs climatiques pourraient faire basculer près de 200 millions d’adultes dans l’extrême pauvreté. Les simulations montrent également qu’une réduction des coûts de migration ne modifierait que marginalement cette réalité, d’autres obstacles à la mobilité restant déterminants.
Ces résultats apportent un éclairage nouveau sur les limites de la migration comme stratégie d’adaptation au changement climatique et rejoignent l’approche défendue par le Centre mondial pour la mobilité climatique (Global Centre for Climate Mobility, GCCM), qui met l’accent sur le droit de rester sur place et sur l’adaptation aux réalités locales.
Pour le Luxembourg, qui consacre environ 1 % de son revenu national à l’aide au développement, l’étude souligne l’intérêt de mieux comprendre les besoins des communautés les plus vulnérables et d’appuyer la conception de politiques fondées sur des données probantes. La combinaison des projections du modèle CliC:ME et des expérimentations de terrain offre ainsi un cadre solide pour concevoir, tester et évaluer des stratégies d’adaptation dans les territoires les plus exposés aux effets du changement climatique.










