Le Luxembourg compte environ 233 000 travailleurs frontaliers, soit 47 % de l’ensemble de ses salariés. Une nouvelle étude du LISER consacrée aux résidents belges travaillant au Luxembourg montre qu'ils gagnent moyenne 40 % de plus par jour que s’ils travaillaient en Belgique.
Toutefois, leur retour sur le marché du travail belge s’accompagne de difficultés, particulièrement pour les travailleurs ayant exercé longtemps une activité transfrontalière et les moins qualifiés, qui subissent des désavantages persistants en matière d’emploi et de rémunération.
Sur une période de sept ans, le revenu net des travailleurs concernés augmente d’environ 92 000 euros, tandis que la Belgique réalise une économie d’environ 3 700 euros par travailleur sur les allocations de chômage.
La réforme européenne du 28 septembre 2026 prévoit de transférer la responsabilité du versement des allocations de chômage des travailleurs frontaliers au pays d’emploi.
L’étude souligne la nécessité de mettre en place un accompagnement précoce des travailleurs de retour dans leur pays de résidence, notamment des moins qualifiés, tout en renforçant la coordination entre les services de l’emploi et le partage des données administratives à l’échelle de la Grande Région.









