Six ans après être devenu le premier pays à instaurer la gratuité des transports publics, le Luxembourg présente un bilan contrasté. Les bus, tramways et trains gratuits ont en effet amélioré l’accès au travail, à l’éducation, à la culture et aux loisirs, bénéficiant ainsi aux jeunes, aux étudiants, aux ménages à faibles revenus et aux familles.
Cependant, cette politique n’a pas fondamentalement réduit la dépendance à la voiture. L’utilisation des transports publics a certes augmenté, mais elle s’ajoute aux habitudes existantes plutôt que de remplacer les trajets en voiture. L’étude relève peu d’effets négatifs sur la marche ou la qualité du service, même si le confort, la propreté et la sécurité nécessitent une attention particulière.
Le Policy Brief conclut que la gratuité des transports publics constitue avant tout une mesure à forte valeur sociale. Pour répondre plus efficacement aux enjeux de congestion et de durabilité, elle gagnerait toutefois à s’inscrire dans une stratégie de mobilité plus large, associant investissements ciblés et incitations à une moindre utilisation de la voiture.









