Le marché du travail argentin suscite des préoccupations croissantes, car avoir un emploi ne garantit plus nécessairement un niveau de vie décent. Si la période 2003-2012 a été marquée par une baisse du chômage, une hausse des salaires réels, un recul des inégalités et une progression de l’emploi formel, ces avancées ont progressivement été fragilisées par une instabilité macroéconomique persistante et une faible croissance de la productivité. Aujourd’hui, le principal défi n’est plus seulement de trouver un emploi, mais d’accéder à un emploi de qualité. Les salaires réels se sont érodés, l’emploi informel demeure largement répandu, la pauvreté au travail s’est accrue et le capital humain des jeunes générations s’affaiblit. Pour inverser cette tendance, la stabilité macroéconomique est indispensable, mais elle ne suffit pas. Il est également essentiel de stimuler la création d’emplois formels, de renforcer les systèmes éducatifs, d’accroître la productivité et de favoriser une croissance durable des salaires.

Quand avoir un emploi ne garantit plus une vie meilleure.







